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LES COMBINAISONS ALIMENTAIRES ET NOTRE SANTÉ :

L’ART DE SE NOURRIR

inspiré des travaux du docteur Herbert Shelton
« Les combinaisons alimentaires »

 et d’autres écrivains sur le sujet

Depuis la révolution industrielle et en quelques décades seulement la manière de s’alimenter des populations a subi un changement radical. Un exode rural sans précédent transforma et bouleversa du tout au tout un monde essentiellement agraire. Inutile de préciser qu’ avant la révolution industrielle les combinaisons alimentaires étaient simples et se retrouvaient sur la table du paysan, du bourgeois ou du seigneur parce qu’elles provenaient d’un même terroir et représentaient même un certain esprit « naturel ».
En 1951 aux États-Unis d’Amérique le docteur Herbert Shelton offrit aux « chercheurs de vérité souhaitant en savoir davantage sur les secrets de la vie saine » son ouvrage : « Food combining made easy » traduit par : « Les combinaisons alimentaires simplifiées ».

 

1) LA CLASSIFICATION DES ALIMENTS :
-En premier lieu les protéines, constituées d’acides aminés ou protides. On en trouve par exemple dans les graines et les noix (riches en huile) comme les amandes, les noisettes, le sésame ou les pistaches. Dans les légumineuses, l’arachide ou le soja. Dans les céréales et bien sûr dans les produits animaux comme le poisson, la viande, le lait ou le fromage.
-Deuxièmement les hydrates de carbone appelés communément glucides. Il s’agit des amidons et des sucres. Cela va des fruits doux comme les bananes et les dattes jusqu’aux farineux comme toutes les céréales, les fèves ou les haricots, en passant par les petits farineux tels artichauts, betteraves ou carottes.
-Troisièmement les graisses, ou lipides, procédant des oléagineux ou des graisses animales.
-Quatrièmement les fruits acides. Par exemple les agrumes, les tomates acides ou les ananas. -En cinquième lieu les fruits mi-acides comme les pêches douces, les papayes ou les poires.
-Ensuite les légumes verts non farineux comprenant tous les légumes succulents – c’est-àdire riches en sucs et très nourrissants – et quelle que soit leur couleur comme l’ail, l’échalote, les brocolis, la chicorée, la laitue, le cresson ou les radis.
-Pour finir, la classe particulière des melons et pastèques.
2) LA DIGESTION :
-Afin que l’organisme puisse bénéficier au mieux des nutriments, les aliments doivent d’abord être « désintégrées », puis « raffinées »
et enfin « normalisées » par le processus de la digestion. D’une part il est mécanique par la mastication, la déglutition et le brassage stomacal. D’autre part il est chimique afin que les aliments puissent suivre une transformation le long du tube digestif tout entier. La digestion commence par la bouche et l’estomac. Ce sont les moments les plus importants du processus avant que les aliments déjà transformés n’entrent dans l’intestin. Les enzymes étant les ferments organiques qui agissent au moment de la digestion, leur efficacité dépend de conditions déterminées. D’où la nécessité d’étudier de près les combinaisons alimentaires positives ou négatives qui soutiendront ou non le processus de la digestion. Le travail des enzymes ressemblant à une fermentation (procédant des bactéries, donc toxique), le ferment doit s’adapter à la substance alimentaire pour une digestion harmonieuse. Ainsi le mélange, pendant le même repas, de différents types d’hydrates de carbone, graines et protéines peut nuire aux cellules digestives.
Par la bouche c’est la ptyaline qui agit lors de la mastication. Par exemple l’amidon est réduit en maltose, un sucre complexe, et l’intestin peut ensuite traiter le maltose normalement. Il faut donc faire attention à ne pas mélanger amidons et acides qui stopperaient l’action de la ptyaline. Dans l’estomac la pepsine agit sur les protéines et la lipase sur les graisses. Ainsi, l’adaptation des sécrétions aux différents aliments doit être adaptée. Par exemple, au niveau de la bouche, si l’on mange du sucre la salive abonde mais est dépourvue de ptyaline. Les amidons trempés, quant à eux, ne reçoivent pas de salive du tout ! Pour l’estomac les nuances sont encore plus nombreuses ! Ce qui nous amène tout naturellement à considérer l’action des diverses combinaisons alimentaires. 


3) LES COMBINAISONS D’ALIMENTS :
-ACIDE-AMIDON : Les acides, même faibles, détruisant la ptyaline, il convient de manger acides et amidons à des repas séparés.
-PROTÉINE-AMIDON : Les farineux comme les céréales, le pain, les pommes de terre perturbant la digestion des éléments protéiques comme la viande, les œufs, le fromage ou les fruits azotés il convient de les prendre à des repas séparés

-PROTÉINE-PROTÉINE : Le processus de la digestion variant en fonction de chaque élément protéique, il est meilleur pour la santé de ne prendre qu’un seul aliment contenant une protéine concentrée par repas.
-ACIDE-PROTÉINE : Protéines et acides ensemble perturbent les sécrétions gastriques (hyperacidité). Il est donc bon de les prendre séparément, à des repas différents. Par exemple les noix et le fromage pris avec des fruits acides comme oranges ou citrons ne forment pas, loin de là, la combinaison idéale.
-GRAISSE-PROTÉINE : La présence de graisse réduisant le volume de sécrétion gastrique et pouvant durer deux heures ou plus, il est donc conseillé de manger les corps gras et les protéines à des repas séparés. Par exemple les crèmes, beurre, huiles variées, sauces ou viandes grasses se marient très mal avec un repas fait de noix, d’œufs ou de chair comestible. À noter qu’une abondance de légumes verts, surtout crus, neutralise l’effet inhibitif de la graisse.
-SUCRE-PROTÉINE : Les sucres ayant un effet inhibitif sur les sucs gastriques il vaut mieux consommer sucres et protéines à des repas séparés.
SUCRE-AMIDON : La digestion de l’amidon commence dans la bouche et se continue, si les conditions sont favorables, dans l’estomac. Les sucres ne subissent la digestion que dans l’intestin grêle. Consommés seuls ils passent rapidement de l’estomac à l’intestin. Pris avec d’autres aliments ils restent dans l’estomac attendant la digestion de ces derniers. Puisqu’ils ont tendance à fermenter très vite il y a une presque certitude de fermentation acide. Il est donc plus prudent de consommer amidons et sucres à des repas séparés.
-LES MELONS : Consommés seuls ils se digèrent avec grande facilité. Avec d’autres aliments, ils stagnent et peuvent causer des gazs et des malaises.
-LE LAIT : Le lait se combine pauvrement avec les aliments en général sauf avec les fruits acides.
-LES DESSERTS : Selon le docteur Shelton il vaut mieux les délaisser !


4) LA DIGESTION « NORMALE » versus « ANORMALE » :
-Pour bien comprendre ce qu’est une digestion « normale » il faut bien examiner les effets d’une digestion « anormale ». Ainsi les fermentations acides sont la cause de putréfaction dans le côlon (n’oublions pas que le cancer du côlon est une des maladies typiques de notre époque), cette putréfaction elle-même cause de selles trop compactes ou liquides ou nauséabondes ou de gazs putrides ou tout ensemble.

À quoi bon suivre divers régimes s’ils ne présentent pas une bonne combinaison alimentaire et sont cause de problèmes de digestion ?

On observe ainsi que tout ce qui réduit ou ralentit le processus de la digestion favorise l’activité bactérienne qui elle-même favorise la fermentation et caetera… -C’est-à-dire entre autres choses manger en état de fatigue, se suralimenter, manger en état fébrile ou avec une grave inflammation ou encore sous le coup d’émotions fortes ou bien sûr selon une mauvaise combinaison alimentaire.
Pour conclure, il est intéressant de noter à quel point, selon le docteur Shelton et aussi selon le bon sens ancestral, une alimentation saine et équilibrée est porteuse de bonne santé et de longévité. Une telle alimentation bien combinée, si pas avec instinct au moins avec un minimum d’information, nous
offrira une digestion facile et naturelle nous évitant par là même de nombreuses maladies.
Dans l’ouvrage du docteur Shelton en anglais « Food combining made easy », en français « Les combinaisons alimentaires », des menus types sont proposés, exposant les nombreuses possibilités de combinaisons saines. Il s’agit d’une fort utile source d’informations, offerte dès 1951 par le fondateur du mouvement hygiéniste.

Un schème qui explique bien comment les combinaisons alimentaires peuvent être intégrées dans son mode de vie
est édité par Groene Dag
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